Conversation avec Srila Prabhupada Introduction
Après la parution du 2eme volume du "Carnet de route d'une âme spirituelle émigrée sur Terre", certains se diront certainement que tout ceci est totalement farfelu et de la pure concoction mentale issue d'une imagination débridée.
Parler avec Srila Prabhupada...possible réalité ou dangereuse hérésie?
Il n'est pas nouveau que toute irruption d'une réalité inexplicable amène avec elle non seulement son lot de merveilleux et d'élan spirituel mais aussi comme chaque lumière qui rencontre un obstacle, cela projette une ombre: un halo de contestation et de rejet virulent voir violent: Le mur du déni...
Ce qui dépasse l'entendement humain dérange. L'approche d'une dimension inconnue fait peur et le premier réflexe archaïque inscrit au plus profond de la nature humaine encore dominée par l'instinct animal est le doute puis le rejet, l'agressivité, l'auto défense, le combat, la critique acerbe et à l'extrême, la haine et le désir de tuer, d'anéantir ce qui est considéré comme l'ennemi à abattre.
Il
y a deux domaines où ces réactions se sont particulièrement illustrées
dans l'histoire humaine : ce sont la science et la religion.
Quand
Galilée a oser affirmer contre la croyance de l'église
que la terre était ronde, on lui a pris la tête au figuré comme au sens
propre car il a bien failli perdre la sienne, à tel point qu'il a du,
pour un temps, renoncer à convaincre ses pairs de la justesse de ses
idées et calculs. La science ne rigole pas avec la remise en question
des théorèmes ni les docteurs de l'église avec les croyances: Quand les
enfants de Fatima ou Bernadette Soubirou ont déclaré avoir vu la sainte
vierge, s'en sont suivi une série d'interrogatoires, de mise au secret,
de doute et de harcèlement pire que pour des criminels. Le Seigneur
Jésus Christ a été crucifié parce qu'il parlait du royaume des Cieux et
enseignait l'amour de Dieu. On ne rigole pas avec les intérêts et le
pouvoir terrestre! De nos jours, tout ceux qui se sont portés en faux
contre la folie du système se voient traités de complotistes et tout
ceux en général qui déterrent des dossiers fumant et puant sont éliminés
physiquement ou médiatiquement selon leur degré de dangerosité.
La
vérité dérange. La lumière aussi, donc il faut la cacher et lui faire
de l'ombre. Mais cela ne dure jamais très longtemps, car comme dans les
bon films où le gentil finit toujours par gagner: la vérité finit
toujours par éclater, sacrifiant sur son passage les plus héroïques qui
s'y sont consacrés.
Une des techniques de l'ombre est d'isoler chacun afin qu'il se persuade
qu'il est le seul idiot du village à vivre et penser de travers. d'où
les répressions des libertés et corruption de toutes les presses qui ne
chantent pas à l'unisson et hors contrôle des entités dominantes.
Ainsi le fait de parler intérieurement avec Sa Divine Grâce Srila
Prabhupada, une chose naturelle pour quiconque lui a donné son cœur,
passe pour étrange, bizarre, voir même carrément suspicieux.
Si vous dites tout haut ce que vous vivez tout bas, il y a de forte chance pour que l'on vous dise:
- Impossible. seul les purs dévots parlent avec Krishna. Suivi d'un:
- C'est Srila Prabhupada qui l'a dit!
Puis après un silence, si vous osez dire que justement c'est avec lui que vous parlez, on vous demandera avec sarcasme:
- Ah oui? Et il t'a dit quoi?
- Chante tes tours!
Du coup, la personne ne trouvera sans doute rien à redire, mais cela en restera là et vous comprendrez à ce moment là, qu'il vaut mieux garder vos pérégrinations invisibles sous silence et vous continuerez de marcher sur cette route en sous marin et en secret.
Pour ma part, trente ans et deux livres plus loin, je suis toujours face à ce mur de déni et d'incommunicabilité. Un peu perplexe, le doute toujours au cœur, comme une bouée ancrée dans l'âme, plongée dans une introspection profonde post parution, me demandant sincèrement si je ne devrais pas après tout, tout oublier et effacer, repartir de zéro, et vivre tranquillement.
Cela serait plus facile, et j'arrêterai de me poser chaque jour mille questions. "Tu penses trop", me disait mon père. J'étais submergée par ces interrogations, quand j'ai reçu, il y a quelques jours, venu de nulle part, un e-mail mystérieux contenant juste un lien internet avec en objet: "special...might be wise to read it..." (spécial, il serait sans doute sage de le lire). Une amie m'envoyait cela, sans un mot de plus.
Boum! ... Bizarre.
Ce n'est que quand j'ai ouvert et découvert ce qu'il contenait que j'ai compris. Srila Prabhupada pour sur, l'avait inspiré et poussé à me faire parvenir ces informations afin que je sache et comprenne que je n'étais pas la seule et que quoi qu'il arrive, quoi qu'on en dise et quoique les autres, d'accord ou pas d'accord, en pensaient, l'important était de continuer car tout cela était vrai, juste et avisé.
J'y
ai retrouvé aussi la même instruction donné à ce dévot, qui m'a aussi
été donné à plusieurs reprises: celle de rester humble et de ne pas se
considérer au-dessus ni supérieur aux autres parce que l'on reçoit ces
informations en direct. Spécial ne signifie pas supérieur. Oui c'est
spécial de communiquer dans son cœur avec le Seigneur et Son
représentant authentique, mais spécial ne signifie pas unique, car tout
le monde s'il le souhaite peut aussi se connecter à partir de son cœur.
Et surtout, c'est le message qui est important, pas le messager.
Ce qui va suivre est la traduction des informations telles que j'ai pu les trouver:
Il
s'agit des "Conversations avec Srila Prabhupada" reçu par Amogha Lila
das Prabhu, disciple direct de Srila Prabhupada depuis 1971
et publié sous forme de lettre adressée à ses frères en Dieu en 1979,
afin de leur transmettre les instructions reçues en rêve et sous dictée
intuitive par Srila Prabhupada.
Pour
résumé les faits et le contexte brièvement, après la disparition
(empoisonnement) de Srila Prabhupada le 14 novembre 1977, certains de
ses disciples directs se sont organisés en une bande de onze élus qui se
sont partagés le monde et l'institution en s'autoproclamant diksa guru (guru initiateur) et uniques successeurs directs de Srila Prabhupada.
C'est en gros l'histoire des souris qui se prennent pour des califes puis qui se mettent à la place du Calife. Une sorte de ferme des animaux versus spirituel. Ce syndrome d'usurpation est à la racine du dysfonctionnement et corruption toujours en vigueur de l'institution authentique que Srila Prabhupada a fondé le 13 juillet 1966 à New York. L'histoire montre et montrera dans le futur que cette déviation a généré des réactions si perverses et profondes dans l'application du chemin de la bhakti que quiconque a tenté ou tentera de le suivre, y sera confronté et devra à sa manière remonter le fil de la source pour en comprendre les rouages et dénouer dans sa vie propre les potentielles implications douloureuses:
En effet, la transmission et la connexion à la lignée disciplique est au cœur même du processus du bhakti yoga, normal donc que le sujet travaille tout ceux qui s'y confrontent. L'abandon au service du maître spirituel est la porte d'entrée royale et fondamentale sur ce chemin.
Mais alors que faire et comment faire après la disparition physique de Srila Prabhupada?
La
série d'articles qui va suivre va tenter d'apporter quelques réponses
de la bouche même de Srila Prabhupada par le via medium de ce dévot.
Comme les textes sont assez long, ils ont été traduit et reporté tel quel, simplement divisés en plusieurs articles sous forme de séries.
Cette
série a pour objectif de faire réfléchir et d'inspirer chacun à
retrouver sa connexion avec le Seigneur, que vous l'appeliez Christ ou
Krishna. Que vous connaissiez Srila Prabhupada ou pas. que vous soyez un
inconnu de passage sur ce site, un ami des dévots ou fidèle d'une autre
voie, un disciple activement impliqué dans une institution ou une
autre, ce sujet ne peut pas laisser indifférent à toute âme sincère qui
cherche authentiquement à retrouver le chemin de sa maison spirituelle.
Les
évènements cités datent de plus de vingt ans...les dialogues et
arguments ont été reportés afin de montrer le cheminement des arguments,
doutes et interrogations posés, riche d'enseignements pour construire
sa pensée critique, et qui pose à chacun cette question à ce sujet:
- Et toi, qu'en penses tu?
- Où en es-tu aujourd'hui de ta relation avec le Seigneur?
- Qui est celui qui t'inspire à avancer mieux chaque jour?
- Comment fais-tu pour garder le lien et le contact avec lui?
Je
vous souhaite une bonne lecture. Puissiez vous être inspiré autant que
je l'ai été et motivé pour avancer encore mieux et progresser en
conscience.
9 mars 2025 en ce jour saint et de bonne augure d'Amalaki Ekadasi